Maria Masson

Maria Masson 0707Un talent au service de…


Responsable du BDOM

Cofondatrice et Présidente de 3TAMIS ASBL

BDOM Bukavu3TAMIS


Une réalisation 3TAMIS / Production Caritas International

« Je suis née en 1941 dans un petit village à Liège, en pleine guerre.  Mon père est décédé en 1942.

Ma maman était donc veuve avec 3 enfants : mes frères ainés et moi.  Nous avons dû fuir le village lors des bombardements en plein hiver dans la neige.  En rentrant nous avons trouvé une maison détruite et pillée.  Ma mère était une femme cultivatrice simple, d’une foi très profonde qui l’a conduite toute sa vie.  Cette foi, elle nous l’a transmise par sa vie de foi.  Nous étions très pauvres mais chez nous régnait l’amour de Dieu et des autres.  Peu à peu par notre travail et détermination, le courage et la confiance en Dieu nous avons progressé.

Après l’école primaire, j’ai dû abandonner mes études pendant 8 ans pour travailler à la petite ferme et en ce temps tous les travaux se faisaient à la main.  Il n’y avait aucune ONG internationale pour nous aider, mais des banques pour prêter un peu d’argent et à un taux acceptable.

A 22 ans, j’ai du quitter la ferme pour poursuivre mes études mais je travaillais pendant les vacances et le weekend la nuit dans les hôpitaux pour pouvoir payer mes études.

Après, j’ai travaillé pendant 8 ans comme infirmière en chef d’un petit hôpital, mais j’avais toujours en moi un appel pour partir en Afrique !  

Puis, un jour, un besoin de Bukavu a été exprimé par Mgr l’archevêque Mulindwa, on me l’a proposé et j’ai dit oui.  C’était en 1979 et en 1980 je suis arrivé à Bukavu au service de l’Eglise.  J’ai débuté au centre Olame et un an après l’on m’a confié l’action médicale.

En 1982 j’ai commencé le BDOM – Bureau Diocésain des Œuvres MédicalesJ’ai débuté dans le néant, je n’avais rien.  Je me rappelle qu’au début une religieuse m’avait donné un petit carton avec une agrafeuse, un perforateur et quelques papiers.

Dans le pays, la santé était un gros problème.  Pour trouver les médicaments et les perfusions à Bukavu c’était très difficile.  Nous n’avions même pas le local, l’économat m’avait remis 3 tôles que j’avais placé dans un hangar pour pouvoir travailler, c’est donc dans toutes ces difficultés que nous avons commencé.

Petit à petit il y avait des appuis en provenance des ONG internationales dans le pays et nous faisions un effort avec mon équipe pour gérer convenablement ce que nous recevions.  Dans la confiance, la foi et le courage je savais que toute cette situation finirait par s’améliorer.  Après un temps, j’ai rédigé un projet triennal avec l’aide du Dr Balegamire et du Dr Mudosa, projet qui a été accepté et avec ça nous avons pu commencer.

Il est vrai que le début n’a pas été facile mais grâce à ce que nous faisions, nous sommes parvenus à gagner la confiance de plusieurs organisations nationales et internationales qui nous ont aidées à progresser dans nos activités.  C’est par exemple : BCCO, le Fonds pour la consolidation de la paix de l’Allemagne, Cordaid, Misereor, etc. ».

Grâce au travail de BDOM, des milliers de personnes aujourd’hui bénéficient des soins de santé de qualité surtout dans les milieux ruraux du Sud-Kivu où il n’y avait pas de centre de santé dans les années 1980 »  Interview d’Eliane Polepole – 3TAMIS – Mars 2012

080830 BUKAVU Journee partenariat a Ciriri (5)

Parmi de nombreuses activités d’économies sociales et de santé développées à l’initiative de Maria, le BDOM via le Comité d’appui aux mutelles de santé – CAMS est partenaire de la création de mutuelles de santé permettant à de nombreuses personnes au revenu limité d’avoir accès aux soins de santé.

Les Belges du Bout du Monde

RTBF Radio – 2 février 2012 – Maria Masson, notre belge résidant à Bukavu, nous relate son expérience sur place.  Ecoutez : [wonderplugin_audio id= »1″]

 

Belges au bout du Monde 1Voir la vidéo : RTBF Vidéo Magazines : Les Belges au bout du Monde – Novembre 2013 – Adrien Joveneau part à la rencontre d’une compatriote qui consacre sa vie aux plus démunis : Maria Masson, infirmière à Bukavu.

C’est en 1942, en pleine guerre, que Maria Masson voit le jour dans le petit village de Thirimont, dans l’entité de Waimes.  Son père décède alors qu’elle est encore toute petite.  Avec sa mère et ses deux frères, elle fuit les bombardements.  Après la guerre, la famille est confrontée à la pauvreté.  Maria arrête ses études après l’école primaire afin de travailler à la ferme.

A vingt-deux ans, elle finance ses études d’infirmière puis réalise une licence en Sciences médico-sociale et gestion hospitalière à L’UCL.  Elle est infirmière responsable à l’hôpital du CPAS de Stavelot quand elle décide de partir pour aider une population dans le besoin.

En 1980, elle répond à un appel du diocèse de Bukavu, la capitale de la province du Sud-Kivu, un pays qu’on appelle encore Zaïre.  En 1982, elle devient responsable de l’action médicale du BDOM, le Bureau diocésain des œuvres médicales de Bukavu.

Depuis trente ans, Maria et le bureau diocésain ont contribué à la création de douze hôpitaux, de vingt-cinq maternités, de cent centres de santé, d’un centre de prise en charge des sidéens, de mutuelles de santé, etc.  BDOM – Bureau Diocésain des oeuvres Médicales de Bukavu