L’agro-business, poison de l’Humanité ?

A propos du droit à l’alimentation

L’Organisation des Nations Unies a reconnu officiellement pour la première fois le droit à une nourriture adéquate dans la Déclaration universelle des droits de l’homme (DUDH) de 1948, comme partie intégrante du droit à un niveau de vie suffisant. FAO – Droit à l’alimentation


L’Article 25 de la DUDH énonce que :

« Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l’alimentation, l’habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que pour les services sociaux nécessaires ; elle a droit à la sécurité en cas de chômage, de maladie, d’invalidité, de veuvage, de vieillesse ou dans les autres cas de perte de ses moyens de subsistance par suite de circonstances indépendantes de sa volonté. »

Ce droit est en outre reconnu dans l’article 11 du Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels, qui est un instrument contraignant pour tous les états qui l’ont ratifié. 

En 1999, le droit à l’alimentation a été interprété par le Comité des droits économiques, sociaux et culturels dans l’Observation générale 12, selon laquelle : « Le droit à une nourriture suffisante est réalisé lorsque chaque homme, chaque femme et chaque enfant, seul ou en communauté avec d’autres, a physiquement et économiquement accès à tout moment à une nourriture suffisante ou aux moyens de se la procurer. »

Le Rapporteur spécial des Nations Unies sur le droit à l’alimentation définit également le droit à la nourriture dans les termes suivants : « Le droit à un accès régulier, permanent et non restrictif, soit directement soit en l’achetant, à une quantité de nourriture suffisante et d’une qualité adéquate, correspondant aux traditions culturelles du peuple auquel le consommateur appartient, qui lui permet de profiter sans crainte d’une vie physique et mentale, individuelle et collective, épanouissante et digne. »

Je ne suis pas certain que même dans les pays dits « développés », ces termes du droit à l’alimentation de « qualité adéquate » soient mis en application ; ils sont malheureusement terriblement absents en de nombreux pays du Monde… La prédominance des produits poisons vendus partout et à tous moments représente l’aboutissement de la remarquable chaine de valeurs tant vantée par les agro-business, certaines coopérations, les banques, les gouvernements  mafieux ou collabos et, par certains côtés, la FAO elle-même. Voir le dossier RDC- Les parcs agro-industriels en RDC ? Une arnaque !

Mais, l’argument souvent avancé est que, sans l’agriculture industrielle dite « conventionnelle », associée aux industries alimentaires, le Monde ne mangerait pas à sa fin, avec une nourriture à des prix accessibles au plus grand nombre… Vraiment ? Avec l’agro-business, la chaîne des valeurs, le libre-échange, …, la faim dans le Monde pourra disparaître. Waow!

Et puis, au profit de qui ? Ben, les profits des entreprises, pardon, des actionnaires : le coût social et environnemental sont à charge des Etats, c’est leur problème pas celui des entreprises. C’est simple.

Par ailleurs, la FAO a créé une division de plus pour travailler sur les droits à l’alimentation Food and Agriculture Organization, ce qui la place dans une position paradoxale, puisqu’elle soutient aussi les lobbies de l’alimentation poison : lire l’article RDC – PAI – Les complices – FAO

Introduction

L’agriculture est devenue une matière spéculative boursière et n’a plus de vocation à nourrir.

Outre ce trafic de l’agro-business lié à l’argent, depuis des années toujours pour des questions de profits, les « affaires » liées au trafic de la mal bouffe font la une des médias, surtout empoisonnent la vie des consommateurs qui en sont victimes.

Rappelez-vous :

Peut-on encore manger sainement ? Oui, c’est possible, heureusement ! De plus en plus de personnes décident de faire un autre choix de consommation, pas uniquement alimentaire d’ailleurs ; le marché de l’agriculture biologique se développe. Mais il faut être attentif à ce que les produits ne soient pas « que bio » (sans produits chimiques) mais bio au sens humain du terme, respectueux des personnes qui les produisent et de leur environnement avec des circuits courts de vente.

Dans le documentaire « Les récoltes de la honte » à découvrir ci-dessous, les industries agroalimentaires mettent en avant leur engagement éthique quant au respect des personnes et de l’environnement, ils leur assurent un travail et une rémunération décente, etc. Voici ce qui est affiché sur le site Agribusiness Trade summit 2017 :

Our Belief – Crop production technologies are fundamental to reducing worldwide poverty, increasing national prosperity and securing regional food production. Notre croyance – Les technologies de l’agriculture sont essentielles pour réduire la pauvreté dans le Monde, accroître la prospérité nationale et garantir la production alimentaire régionale.

Notre objectif – Fournir l’accès à des technologies de production efficient, efficaces et abordables pour les détaillants, les agriculteurs et les communautés qu’ils desservent. Le Trade Summit se développe grâce à sa capacité à introduire une diversité de fabricants d’intrants agricoles dans des distributeurs dans le pays et sert de lieu où des idées et des relations peuvent progresser pour favoriser la durabilité des entreprises agricoles.

Réduire la pauvreté dans le Monde et favoriser la durabilité des entreprises agricoles ! Waow ! A voir le désastre de l’agriculture européenne et particulièrement française, ils ne « manquent pas d’air » pour affirmer cela. Et en plus, ils nous offrent des produits de la plus haute qualité ! Si si, ils nous l’assurent, la main sur le cœur

Vraiment ? Alors pourquoi le ministère français de l’agriculture et de l’alimentation organise-t-il en 2017, les Etats généraux de l’alimentation pour aborder les problèmes générés par l’industrialisation de l’agriculture selon le modèle capitaliste ? 4 commentaires :

  • Pour l’agronome Marc Dufumier, Famine au Sud et malbouffe au Nord – 2012, notre modèle agricole productiviste est à bout de souffle : notre agriculture industrielle est en crise. Celle-ci concerne plus particulièrement nos filières de production « bas de gamme » (poulets de chair de 40 jours, charcuterie non labellisée, poudre de lait, viandes rouges, céréales, etc.). Lire l’article Le Monde.fr
  • Pour UFC que choisir, le consommateur est le bouc émissaire de la malbouffe : en matière de déséquilibres alimentaires, la responsabilité de l’industrie agro-alimentaire et de son marketing sont scandaleusement passés sous silence, ces problèmes étant abordés sous l’angle de la responsabilité des consommateurs. C’est l’application du principe sacré de l’offre et de la demande du système libéral : il appartient au consommateur de faire ses choix. OK mais quand une grande part de l’offre est de l’aliment poison et/ou de la tromperie manifeste, cela ne serait pas de la responsabilité de l’industriel !
  • CETRI – Les dynamiques d’expansion de l’agrobusiness au Sud 2012 – Extraits : L’agrobusiness : une solution au problème de la faim ? Le message véhiculé est limpide, les arguments souvent martelés, le refrain répété à l’envi depuis des années déjà. … Le monde serait au bord de la limite de ses potentialités productives face à une demande sans cesse croissante. Et seul l’agrobusiness, avec ses modes de production intensifs et ses technologies de pointe, serait à même de repousser ces limites et d’éviter ainsi un drame alimentaire que ces mêmes cassandres prédisent comme inéluctable.
  • Lire aussi RDC – PAI – L’arnaque du discours

Les quelques enquêtes ci-dessous mettent en doute les assertions positives des tenants de l’agriculture industrielle… Vous allez découvrir que suite aux dérives de l’économie casino, l’agro-business n’est pas si « sauveur » du Monde quant à l’accès à une alimentation qui nourrit !

Attention, ces documents n’engagent que leurs auteurs.


Le pouvoir de l’ignorance volontaire est démesuré !

2014 – 7 min

Cliquez sur l’option sous-titres de You Tube pour la traduction française.

Kate Cooper, marketing assistant to Food Industry explique dans le documentaire ci-dessus, comment les industriels de l’alimentaire nous font acheter ce qu’ils veulent nous vendre. Cliquez sur l’option sous-titres de You Tube pour la traduction française.

Les 3 principes de la vente :

  1. Tout le monde croit ce qui est écrit sur l’étiquette
  2. Mettre l’accent sur le progrès et,
  3. le 3ème principe, le plus important : c’est nous ! 

 Le pouvoir de l’ignorance volontaire est démesuré !

« Nous ne voulons pas savoir d’où, comment, avec quoi, avec qui, etc. tous ces produits sont fabriqués et que nous achetons ! » Il en va souvent de même en politique.

Lire aussi : RDC – Les parcs agro-industriels. Une suite d’articles consacrés à l’arnaque politique et économique des tenants de l’agrobusiness poison. Ils relèvent les zones d’ombre et les manipulations du discours basés sur ce principe du « ne pas vouloir savoir ».

Il n’est plus indiqué « yaourt » sur les Paniers de Yoplait !

Et l’arnaque ne s’arrête pas là !

Cuisine et santé – 2016

Les arnaques, les mensonges et les publicités mensongères se font de plus en plus fréquentes. Pour ces industriels véreux, l’argent passe avant la santé des consommateurs…

Autres « astuces = arnaques » de l’industrie agro-alimentaire :

  • Les barres de céréales style Grany flottent dans leur emballage qui, lui, est resté identique.
  • Beaucoup de fromages qui portent le label fromage de chèvre sont en fait fabriqués à partir de lait de vache aromatisé au chèvre.
  • Pour la plupart des marques, l’eau minérale est passée de 1,5 l à 1,25 l, l’eau Saint-Amand est passée à 1 l, la Badoit à 0,75 l.
  • Le sucre en poudre vendu au kilo depuis des décennies est aujourd’hui conditionné dans des sachets en plastique avec un bouchon pour verser le sucre… mais il n’y a plus que 750 g dedans.
  • Il n’y a plus que 16 dosettes de café au lieu de 18 dans les paquets L’Or intense de Carte Noire… mais l’apparence du paquet et le prix sont restés inchangés

Un commentaire sur l’article : Bonjour – Je trouve votre article particulièrement intéressant. Cela étant dit vous n’évoquez jamais la responsabilité du consommateur. D’accord ce dernier est lésé par les industriels etc… mais c’est tout de même le consommateur qui achète ou pas le produit. Il serait temps que ce dernier ouvre les yeux et qu’au lieu d’acheter un Mars dont on a réduit la taille et argumenté le prix, réfléchisse à son mode de consommation et se tourne vers d’autres produits. Allez, je pousse le vice et ma leçon de morale plus loin : et si (je suis fou je sais) on achetait des produits sains, bios et locaux…? Dingue comme idée non… 

Manger plus pour se nourrir moins

2017 – 52 min

Une enquête minutieuse, solidement documentée, qui permet d’y voir plus clair concernant l’alimentation d’aujourd’hui.

Aujourd’hui, dans les pays industrialisés, la majeure partie de la population mange à sa faim.

Pourtant, de nombreuses personnes souffrent d’une carence en micronutriments comme le fer, cuivre, zinc, mais aussi en acides gras et en vitamines. Au cours de ces cinquante dernières années, les aliments tels que les fruits, les légumes, la viande, le lait frais, les œufs ou encore le pain, ont perdu jusqu’à 75% de leur valeur nutritive !


Ainsi, pour retrouver l’apport en vitamine C d’une pomme des années 50, il faudrait en consommer 100 d’aujourd’hui.

Cela serait pareil pour la majorité des fruits et légumes les plus consommés ainsi que pour la viande, le lait frais ou le blé. En cause, les méthodes d’agriculture modernes, nées de la révolution agricole des années 50, la mécanisation, la recherche variétale, la monoculture, autant d’outils qui ont permis aux agriculteurs d’obtenir un meilleur rendement.

Les coûts ont baissé certes, mais au détriment de la qualité. Enquête, des Etats-Unis à l’Allemagne, de l’Angleterre à la France, à la rencontre des agriculteurs. Grâce à des explications sous forme d’animations ludiques et des témoignages surprenants, cette analyse passionnante tente de réveiller les consciences et de faire passer un message aux consommateurs…

Analyse Le Bonsens (Alimentation locale pour la restauration collective) à propos du documentaire. Extraits de l’article :

Oméga 3, vitamine A, B, C, fer, calcium … on le sait tous les nutriments sont essentiels à notre organisme, faudra-il bientôt manger cinquante fruits et légumes par jour (au lieu des 5 recommandés) ?

Le documentaire sur notre alimentation d’aujourd’hui « Manger plus pour se nourrir moins », fait le sombre constat sur les carences des aliments aujourd’hui. Effectivement depuis 1997 des dizaines d’études ont été mené sur la planète, et confirme une baisse importante de la concentration en nutriments dans nos aliments. Révélant une perte de « densité nutritionnelle », c’est-à-dire une quantité de nutriments (vitamines, minéraux, calcium….) qu’un aliment contient par rapport à son nombre de calories.


En un demi-siècle, la pomme de terre a perdu plus de la moitié de sa vitamine C et de son fer, et plus d’un quart de son calcium. (La patate moderne est belle et svelte, c’est tout …) NDLR enfin presque tout, car elle a accumulé quantité de produits chimiques.


Conséquences ? 

Pour répondre à une croissance très importante de la population, il a fallu augmenter les rendements…

Cette hausse de la productivité a provoqué une baisse de la valeur nutritive des aliments.

En bref plus les rendements augmentent, plus la concentration de nutriments diminue. (La plante dépense moins d’énergie pour absorber des oligo-éléments et donc sa teneur en nutriments est faible)

Ce qui donne dans le monde moderne des personnes en surpoids mais sous-alimentés, 70% des produits que nous mangeons provient de la grande distribution, beaucoup moins riches en vitamines.

En mars 2010, Michèle Obama, épouse du Président Obama, exhortait la GMA – Grocery Manufacturers Association, une importante association américaine de l’agro-business, de prendre en compte le problème de l’obésité des enfants américains dû aux produits hautement gras / sucrés / salés de leur junkfood (malbouffe) ! Lisez sa déclaration, c’est édifiant. Si c’est çà contribuer à la richesse du pays, non merci ! Et les USA se disent « pays développé », cherchez l’erreur… Remarks by the First Lady at a Grocery Manufacturers Association Conference

En mai 2017, Donald Trump met fin au programme anti-obésité lancé par Michelle Obama obligeant les établissements scolaires à servir des repas sains aux enfants ! Les prétextes ? Les enfants jettent ces aliments moins appétissants (qu’en est-il de l’éducation au goût et à l’hygiène de vie ?), cela coûte à l’Etat, le problème de santé serait résolu si ces mêmes enfants faisaient plus de sport ! Ce n’est donc pas la nourriture qui est en cause mais la faute aux enfants qui ne font pas assez de sport. Waow, le sport réglerait tous les problèmes de l’obésité !

Le programme anti-obésité « Let’s move » était accompagné d’une campagne de sensibilisation sur l’importance de faire de l’exercice. La presse.ca

1 jeune sur 6 est en surpoids ou obèse aux Etats-Unis… Pauvre riche USA ! Les Echos.fr


Nous mangeons de plus en plus de « calories vides ».

C’est-à-dire des produits alimentaires avec des teneurs en gras et en sucres très élevés (tels que les plats préparés) mais très faibles en nutriments.

En gros, nous devenons des obèses mal nourris…


L’heure de la graine a sonné

13 min

La meilleure banque au Monde, c’est la terre : quand tu y plantes ta graine, elle fructifie gratuitement !

Industrie agro-alimentaire : business contre santé

Cash investigation – 2016 – 2h15 min

Pourquoi le jambon est-il rose ? Pourquoi a-t-il la réputation d’être bon pour les enfants ?

Elise Lucet révèle les recettes inavouables des géants de l’agroalimentaire.

De la Bretagne au Danemark en passant par la Californie et le Wisconsin, pendant un an, une équipe a avalé les kilomètres, en avion, en voiture et en caddy pour déterminer comment ces mastodontes de l’assiette pèsent sur les décisions de santé publique, à leur avantage.

Coca-cola et la formule secrète

France 2 – 2015 – 52 min

La recette du Coca-Cola est un secret industriel, quasi militaire, jalousement gardé.

Doit-on se méfier de la boisson la plus consommée sur la planète ?

C’est LE film que la marque n’aime pas que vous voyiez. D’après la marque, ce doc serait à charge…

Chaque jour à travers le monde, il se consomme 1,5 milliard de canettes de Coca-Cola et Olivia Mokiejewski, la journaliste autoproclamée « emmerdeuse » sur le mode de Michael Moore, auteur de ce documentaire, fait partie des buveurs inconditionnels. Mais est-ce bien raisonnable ?

Elle ignore le secret de la recette originelle, l’un des secrets les mieux gardés du monde, puisque seules deux personnes peuvent la réciter. Comment est-il possible que les consommateurs ignorent son contenu ? A l’heure de la transparence, notamment alimentaire, la boisson brune peut-elle garder son opacité, quitte à nourrir beaucoup de fantasmes ?

A la 46 minutes : Assemblé générale des actionnaires. Olivia Mokiejewski, questions au président de Coca-cola.

Vous dites, Monsieur, vouloir faire de ce monde, un Monde meilleur, alors pourquoi utilisez-vous autant de sirop de sucre alors que tous les chercheurs indépendants affirment que c’est dangereux pour la santé. Pourquoi utilisez-vous un colorant caramel chimique alors qu’il en existe des naturels ? Pourquoi prélevez-vous autant d’eau au Mexique et en Inde, par exemple. Et enfin, pourquoi ne dites-vous pas que vous utilisez toujours de la feuille de coca dans votre recette ? 

Lire aussi : Coca-Cola : un danger qui vous tue à petit feu

Des paysannes indiennes contre coca

Cash investigation – 2015  – 18 min

Portrait de Shanti Senthikuma, une Indienne de 34 ans vivant dans le Kerala, un Etat du sud-ouest de l’Inde qui s’est battues pendant des années contre la compagnie Coca Cola qui, pour les besoins de production de son soda, privait la population d’accès à l’eau potable.

Sucre : comment l’industrie vous rend accros

Cash investigation – 2015 – 1h12 min

Ingrédient de plaisir, le sucre est présent dans une foule d’aliments consommés quotidiennement.

Mais aujourd’hui, il est également associé à un problème de santé publique. Alors qu’une augmentation inquiétante du diabète et de l’obésité est observée, de nombreux spécialistes pointent du doigt les excès de sucre.

Mais pourquoi sa consommation continue-t-elle de croître, malgré les messages de santé ? Comment l’industrie agro-alimentaire parvient-elle à rendre les consommateurs dépendants à substance qu’il faudrait pourtant consommer avec modération ? Et que penser des édulcorants, naturels ou chimiques, utilisés dans les produits «minceur» ?

Cash investigation mène l’enquête sur les enjeux économiques de cette question de santé publique.


Sucre, le doux mensonge

Une enquête de Michèle Hozer – 2015 – 90 min

74 % des plats cuisinés vendus en supermarché contiennent des sucres ajoutés. Et ce n’est pas un problème spécifiquement américain puisque, au niveau mondial, une personne sur douze en souffre.

Comment, depuis les années 1970, l’industrie agroalimentaire a œuvré pour augmenter les doses de sucre dans nos assiettes, avec à la clé un problème majeur de santé publique : obésité, diabète et maladies cardiaques se répandent à travers le monde, notamment chez les enfants. Cette enquête dévoile les mensonges de l’industrie sucrière et les recours possibles pour enrayer l’épidémie. 

Quarante ans durant, l’Association américaine du sucre et ses homologues d’autres continents ont réussi à faire prospérer un empire lourd de plusieurs milliards et à transformer les habitudes alimentaires à l’échelle planétaire. Conséquence de la nouvelle addiction qu’ils ont su généraliser, l’obésité, le diabète et les maladies cardiaques se répandent à travers le monde, notamment chez les enfants.

Cette enquête dévoile les mensonges de l’industrie sucrière et les recours possibles pour enrayer l’épidémie. ARTELe Monde

La vraie nature du miel

Une enquête de France info – 2017 – 6 min

Cliquez sur l’image pour accéder au site et visualiser la vidéo =>

La production française de miel a chuté de 20% en quelques années. À la clef : les prix se sont envolés.

En France, nous consommons 40 000 tonnes de miel par an. Pour satisfaire cette énorme demande, nous en importons du monde entier. Alors notre miel est-il toujours ce produit naturel décrit sur l’étiquette ?

À côté d’Agen, dans le sud-ouest, Bertrand Ozeral est apiculteur professionnel. Il possède 400 ruches. En moyenne, ses abeilles produisent 15 tonnes de miel chaque année. Entre le printemps et l’automne, il réalise cinq récoltes de fleurs différentes. Miel d’acacia, de colza, de châtaigner, qu’il met en pot lui-même.

31 000 tonnes de miel importées. Conformément à la législation européenne, Bertrand Ozeral commercialise un produit naturel et pur. Une production de qualité, à l’image de l’apiculture française, qui produit pourtant de moins en moins. L’an dernier, 9.000 tonnes seulement. Conséquence, on a importé 31.000 tonnes. Premier fournisseur : l’Espagne, suivi de la Chine, et de l’Ukraine. Ensuite, les pays d’Amérique latine, et enfin d’Europe de l’Est. Et sur les étiquettes, l’origine est rarement indiquée, sauf s’il provient d’un seul pays.


Vidéo 2017  – 2 min – Pourquoi le miel que vous achetez n’est pas du vrai miel ? 

Parce qu’un miel pas cher dans les grandes surfaces, c’est pas du miel ! 


Thé mania

France 5 – 2017 – 52 min

Le thé, l’or vert… 

Le thé est à la mode. Noir, vert, blanc, nature ou aromatisé, de Ceylan ou des plateaux indiens, il existe des centaines de références dans les boutiques et magasins français.

Voir à la 16 min, les procédés d’aromatisation du thé…

A 20 min, il est possible de créer une multitude de goûts à base chimique même s’ils n’existent pas dans la nature parce qu’il coûte 20 à 40 fois moins cher que l’arôme naturel !

Et, à la 23 min, l’arôme synthétique encapsulé est si puissant que le thé bon ou mauvais, vous ne verrez pas la différence ! Vous achetez des produits chimiques, de la paille, mais pas ou si peu du thé… Suite à ce documentaire, j’ai ouvert un sachet, trié les capsules blanches et versé de l’eau chaude pour en « goûter » l’intensité… dégueu !


A la 25 min, la récolte du thé façon agro-business : feuille immature, bout de bois, grosses feuilles, tout est coupé ! Et recours aux traitements chimiques…

Mais ouf, à la 43 min : à propos du thé issu de l’agriculture biologique !

Le thé est-il bon pour la santé ? Quelles sont ses réelles, et éventuelles, vertus thérapeutiques ? Comment cette boisson est-elle devenue un vrai business ? Télérama

Cinq marques de thé sur dix contiennent trop de pesticides. Un mug tête de mort – L’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) a révélé que sur dix marques populaires de thé – la boisson la plus consommée au monde après l’eau –, cinq contenaient des pesticides… Jusqu’à 22 pesticides différents. Lire la suite : Obs rue 89 2014

Des huiles… pas si végétales !

France 5 – 2017 – 49 min

Tournesol, colza, olive, arachide… Essentielles pour notre équilibre nutritionnel, ces substances fournissent des acides gras que le corps ne produit pas naturellement : oméga 3, 6 et 9 ainsi que de la vitamine E.

Hors, il est observé à la 41 min que « l’impact économique des allégations santé, si l’industriel ne marque rien (sur l’étiquette) c’est que les quantités d’oméga 3 ou de vitamines sont bien trop faibles pour constituer un argument de vente » 

Selon les nutritionnistes, les Français manquent d’oméga 3. En cause, une certaine méconnaissance du contenu réel des huiles. Celle faite avec des olives fait figure d’exception sur le marché hexagonal. En effet, ce sont essentiellement des huiles dites végétales, c’est à dire raffinées, qui sont proposées dans les supermarchés.

Ces produits finissent dans nos fritures, plats cuisinés industriels, mayonnaise ou vinaigrettes. Elles ont pourtant perdu l’essentiel de leurs qualités nutritives et contiennent parfois des traces de solvants.

Vin français : la gueule de bois

Spécial investigation – 2014 – 54 min

Que sait-on vraiment du vin que l’on consomme ?
Cliquez sur l’image pour accéder au site et visualiser la vidéo =>

Que sait-on vraiment du vin que l’on consomme ? Est-il bien le résultat d’un savoir-faire traditionnel et naturel ? En France, le vin est l’un des rares produits de consommation qui n’a pas à dire explicitement ce qu’il contient. De la vigne au caviste, Donatien Lemaître a enquêté sur ce qui se cache dans les bouteilles et sur les méthodes de fabrication et de promotion de ce fleuron de la culture gastronomique française qui est aussi l’un des premiers produits d’exportation. En s’immergeant dans le monde du vin, cette enquête met au jour un système qui n’a plus guère à voir avec le terroir et la tradition.

L’enquête se clôt sur un rapide passage par les vignes d’un producteur de vin naturel et une trop brève évocation du modèle économique des vignobles bio.

50 min : le vin bio. 2014, en 4 ans les vignes passées en agriculture biologique ont été multipliées par 3.

L’empire de l’or rouge : la tomate

Un documentaire de Jean-Baptiste Malet – 2017 – Interview à France 2

« Tout le monde mange de la tomate chinoise sans le savoir ».

Le fil rouge de cet ouvrage est la variété de tomates oblongues. « Personne n’a jamais vu de tomate d’industrie. Ça n’a rien à voir avec les tomates de supermarché. C’est un fruit qui est très dense avec une peau très dure. On le transforme en usine, notamment en Chine pour en faire des barils de concentré. Tout le monde mange de la tomate chinoise sans le savoir ».

RTBF – 2017 : Ce documentaire aborde la question de la mondialisation à travers l’exemple emblématique de la tomate : fruit pour le botaniste, légume pour le douanier, baril pour le trader. En moins d’un siècle, la tomate est devenue un aliment incontournable de l’alimentation humaine. Transformées en usine, conditionnées en baril de concentré, ces tomates circulent d’un continent à l’autre. Pour raconter la spectaculaire diffusion universelle de cette tomate que tout le monde consomme, il fallait une fresque planétaire.

Le rouge du coulis et du ketchup – de la pizza et du hamburger – nous relate une histoire méconnue du capitalisme agro-industriel qui s’avère être aux origines de la globalisation. Des cueilleurs ouïgours du Xinjiang en Chine aux magnats de la tomate californienne, des industriels italiens aux producteurs africains, l’histoire de la tomate d’industrie et sa division internationale du travail contemporaine nous offrent un récit inattendu mettant à nu la complexité de notre monde.

Ce film est à la fois une fresque économique relatant l’histoire du business impitoyable du fruit le plus consommé au monde, un business sans frontière, et une fresque sociale qui relate le parcours des industriels américains, italiens, français et chinois, ainsi que la vie de ces prolétaires des champs, migrants d’Afrique pour l’Italie, ou migrants de l’intérieur comme en Chine qui rendent ce marché possible.

Un récit d’une enquête internationale sur une matière première incontournable de l’alimentation contemporaine dont on n’imagine pas à priori les enjeux globaux qui précèdent sa consommation.

Les récoltes de la honte

Cash investigation – 2015 – 1h28 min

La part de l’alimentation dans le budget des ménages français a baissé d’un tiers en cinquante ans. Cette pression à la baisse sur les prix de l’alimentation a-t-elle un coût social pour les travailleurs de cette filière ?


Pendant huit mois, le journaliste Wandrille Lanos et la rédaction ont enquêté sur les conditions de travail dans l’agroalimentaire. En partant des allées des supermarchés, pour remonter jusqu’à la main d’œuvre qui récolte, ramasse ou pêche pour les consommateurs, ils ont découvert un monde où l’exploitation est la règle.

Au cœur de l’Union européenne, les salaires ne sont pas conformes au droit du travail, les conditions d’exploitation sont proches de l’esclavage.

Qu’en est-il en RD Congo ?


Qu’en est-il en RD Congo ? Le modèle de développement dit « de sécurité alimentaire » basé sur la promotion de l’agribusiness a été initié et mis en œuvre en 2013 par le 1er ministre de l’époque Mr Matata Ponyo, comme perspective d’avenir pour la population.

Depuis, grâce au Président Kabila et à ses associés, nationaux ou étrangers, les poisons de l’agro-business s’introduisent subtilement dans l’économie du pays.

A défaut de réussite du PNIA – Plan National d’Investissement Agricole dont les les parcs agro-industriels ont été le fer de lance, de manière insidieuse, s’installent des centres de recherches type IIATA et la relance des « villages agricoles » liés cette fois à l’agro-industrie.

Village agricole au Haut Katanga – 2016 – Le principe : chaque agriculteur sera doté de deux hectares pour y pratiquer un système d’agriculture moderne (sic) de type Bukanga Lonzo déjà réalisé dans la province du Kwango.

En fait, ce village est un parc agro industriel qui ne veut pas dire son nom. Quant à savoir comment tout cela est mis en œuvre, sous quelles conditions, etc… Et ce n’est pas sur le site du ministère de l’agriculture que des réponses seront trouvées ! Voir Les sites web de la République

Par ailleurs, que sont devenus les villages agricoles financés à 1,5 millions USD de Bandundu en 2012 par le Ministère de l’Agriculture et du Développement rural ? 14 villages agricoles avec 1,5 million USD au Bandundu

Jean-Claude Kazembe, gouverneur du Haut-Katanga : « Je veux miser sur l’agriculture qui a un potentiel inexploité considérable. Quatre villages agricoles ont déjà été créés sur 4.000 hectares et je compte développer une industrie agroalimentaire. Ce n’est plus tolérable que le cuivre coûte moins cher que la viande. » Radio Okapi 2016 Haut-Katanga : Joseph Kabila inaugure un « village agricole » / Le Monde Afrique 2017 – En RDC, la crise est aussi économique

La RDC est devenue une mafia avec l’aide de multiples « partenaires » dont les grands groupes de l’alimentaire. Lire : RDC – PAI – Les complices COMESA GMA USAID Bill Gates EU IITA Harvest & Cie)

Outre le fait que la fonction première de l’aliment n’est plus de nourrir, mais de gagner de l’argent, il devient en plus un danger pour la santé…

La liste des détournements de la finalité de l’alimentation est longue. Elle illustre le caractère toxique de l’alimentation issue de l’agro-industrie, à tous les points de vue : santé (allergie, intoxication, obésité, diabète, soda-syndrome du foie gras, …), qualité nutritionnelle, coût global de cette économie, l’environnement, Culture, sociétal, etc.

Le choix politique de l’agriculture industrielle (est-ce encore de la Politique quand il est motivé par l’enrichissement personnel ?) met les Congolais(e)s en danger au lieu de leur assurer une meilleure santé, un travail décent, une perspective d’avenir dans un pays extraordinaire, mais mis à mal par la destruction de son environnement à laquelle participe cette économie paradoxale : manger pour se nourrir moins, être en mauvaise santé et être tout aussi pauvre. C’est effrayant !


Cash Investigation – YouTube
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