Sauver l’une des richesses de la RDC


sa forêt !


1,525 million de km² (2015) sur les 2.345.409 de km² de la RDC !

La RDC, c’est en gros, 4 fois la France, 80 x la Belgique, 1/2 de l’Union Européenne (2016)

C’est gigantesque !
Une richesse naturelle incroyable !

Suivant l’évaluation des ressources forestières mondiales 2015 de la FAO, la forêt de la RDC se classe 6ème en superficie, après la Chine

3TAMIS, association de Bukavu : l’éducation par l’image

L’association est victime des récessions financières pour cause de « restrictions budgétaires » sauf, dans les domaines liées à la peur pour le plus grand bénéfice des complexes militaro-industriels, ou encore dans celui du marché casino de l’alimentation soutenu par les géants de l’agro-alimentaire poison, au détriment de l’investissement dans l’éducation, le vivre ensemble, la promotion de la paix, le respect de la nature et de son écologie.  La suite en fin de page


Suite à la COP21 de décembre 2015, beaucoup d’engagements et, toujours d’énormes faiblesses politiques et d’Etat, peu de médias financés alors que l’accès à l’information d’investigation est plus que jamais cruciale pour la réussite de ce projet aux dimensions planétaires, la protection des forêts… COP21 – La suite …

COP21 = 21ème Conference of the Parties (= signataires de la Convention UN sur le changement climatique)

Avant de sauver la planète, il serait bon de sauver la RDC et sa forêt !

Toujours sur le principe de recherche informelle sur le web, faisons le point. Ce dossier est susceptible d’être modifié selon l’idée développée en Hello World !


Les menaces sur notre planète se multiplient au point où cela devient difficile de savoir lesquelles sont les plus dangereuses.

C’est comme si la connaissance collective poussait l’homme à tout subir, à réagir au coup par coup, à l’empêcher de voir les graves et irréversibles menaces du futur proche.

REDD = Réduction des Emissions liées à la Déforestation et à la Dégradation des forêts

En 2012, la RDC fut le premier pays africain à présenter une Stratégie-Cadre Nationale pour la REDD+, le mécanisme proposé par la communauté internationale pour lutter contre le changement climatique par la réduction des émissions liées à la déforestation et à la dégradation des forêts.

… La déforestation est passée d’une moyenne annuelle de 350 000 ha sur la période 2000-2005 (une moitié de cette surface étant dans le même temps touchée par la dégradation) à 400 000 ha sur la période 2005-2010.

Les taux de déforestation et de dégradation observés en RDC sont très largement supérieurs à ceux des autres pays membres de la COMIFAC Commission des Forêts d’Afrique Centrale.

Les nations du monde se sont rencontrées à Paris fin 2015, pour la COP21. Elles se rencontrent à l’ONU pour la sécurité et la démocratie. Elles se rencontrent pour les armements et le nucléaire, pour l’agriculture et l’alimentation. Il y en de plus en plus pour les exploitations minières et les guerres et souvent associés à ces 2 problématiques, les échanges économiques des G7, G8, G20 & Davos ! Et depuis peu pour la question des migrants vers l’Europe, l’insécurité générée par des islamistes extrémistes qui menacent la liberté de pensée et bien d’autres choses à travers les 5 continents.

Partant de l’économie, de l’éducation, de la démocratie, des enjeux de l’environnement, des Déclarations des droits de l’Homme, les dirigeants du Monde signent des actes d’engagement dont la mise en application reste à l’appréciation de chacun.

En 1948, 58 Etats membres des Nations unies (193 en 2016) ont adopté la Déclaration universelle des droits de l’Homme.

Quantités d’organisations internationales ont vu le jour, souvent à la suite de crises extrêmes comme les guerres mondiales : La Société des Nations 1919 remplacée en 1945 par l’ONU Organisation des Nations Unies et ses innombrables institutions (Voir Fonds, programmes, agences), l’Union Européenne, l’Union Africaine, le NEPAD – Nouveau Partenariat pour le Développement de l’Afrique, la Banque Mondiale et ses filiales, le FMI Fonds Monétaire International, etc., qui pour beaucoup d’entre elles ressemblent au « machin » cité par le Général de Gaulle, à propos de l’ONU.

En 1992, le premier Sommet de la Terre s’est tenu à Rio de Janeiro au Brésil. Sommet de la Terre, Texte complet

La préparation de ce sommet par les organisations congolaises s’est tenue à Bukavu car il était impensable que cela se fasse à Kinshasa suite aux pillages de septembre 1991. J’y étais, 2 jours après mon arrivée, le 14/12/91 !

Déjà en 1992, il était question de :

• La contribution de la femme dans le développement rural et la gestion de l’environnement
• La compacité géographique de la population, facteur de misère ou de progrès
• La participation populaire, clé du développement
• L’intégration de la foresterie aux systèmes culturaux et à l’élevage
• Des aspects sociaux de la protection du Parc National de Kahuzi-Biega
• Programme de reboisement
• Protection de la diversité biologique et ses avantages sur le développement
• L’érosion et la pollution urbaine
• L’intensification de l’agriculture
• L’éducation à l’environnement

Depuis 1992, qu’est-il advenu des investissements réalisés par les Congolais(e)s, par les gouvernements (pour autant qu’ils aient fait quoi que ce soit), soutenus par leurs partenaires internationaux ?

Où sont les arbres plantés depuis 1992, les parcs urbains, les zones agricoles pratiquant l’agroforesterie, etc.  ?

Où sont les plans d’aménagement du territoire, de la ville ? Existe-t-il un cadastre opérationnel et crédible ? Ces informations sont-ils accessibles sur Internet ?

en 1977, pour palier à cette lacune (Ndr le financement du personnel et du reboisement), l’Etat décréta le principe « Qui déboise reboise ». Par ce principe, la taxe de reboisement fut supprimée et les exploitants obligés de réaliser les travaux de reboisement. L’absence des mesures contraignantes a fait que ce principe n’a pas donné les résultats escomptés.

Le 30 août 1985, il a été mis un terme au principe ci-dessus à travers l’ordonnance n°211/85 qui créa le Fonds de Reconstitution du Capital Forestier, FRCF en sigle.

Malheureusement, la modicité des ressources financières mises à la disposition du FRCF n’a pas permis à celui-ci de réaliser des reboisements d’envergure. Il sera alors remplacé, en 2002, par le Fonds Forestier National FFN – Historique

En 2009, la RDC a mis en place un cadre institutionnel pour la mise en œuvre du processus de Réduction des Emissions issues de la Déforestation et de la Dégradation des forêts, le REDD.

Ce programme de l’ONU a été lancé en 2008. Il a comme rôle de rassembler les Etats, avec l’expertise technique de l’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture des Nations Unies (FAO), le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE).

L’ajout du « + » à REDD+ correspond à la prise en compte de l’augmentation des stocks de carbone, par exemple via des pratiques sylvicoles adaptées ou des plantations. Son principe est de rémunérer les pays en développement et émergents via des contributions provenant des pays industrialisés, que ce soit par le biais d’un marché ou d’un fonds.

Le REDD+ est contesté dans le Monde à l’exemple de culturalsurvival.org ou de NO REDD in Africa, ou critiqué par Greenpeace par exemple. Voir ci-dessous


Greenpeace a réalisé en 2010, un dossier facile à lire sur les enjeux de la forêt ; il y présente une analyse critique sur l’étude du Potentiel REDD+ réalisée par McKinsey : Un scénario de référence «   volontariste », gonflé à chaud et sur le détournement du REDD au profit « d’une poignée d’acteurs économiques et politiques »

Le R-PP (REDD-Plan de Préparation) identifie ainsi le manque de gouvernance, le flou des droits d’usage foncier et les manquements dans l’application des lois, comme des contraintes majeures à la mise en œuvre de REDD, mais ne s’étend guère sur les mesures susceptibles d’y remédier.

En dépit des efforts déployés dans le cadre de la réforme du secteur forestier en RDC depuis 2002, force est de constater que le manque de transparence, l’absence de moyens de contrôle, et les privilèges dont bénéficient certains intérêts financiers particuliers, constituent toujours de formidables obstacles à une gestion responsable et conforme à l’intérêt général des forêts et de leurs ressources. Dans ce contexte, il est crucial de déterminer dans le cadre de la stratégie nationale REDD en RDC des mécanismes de gouvernance et de contrôle solides, particulièrement en ce qui concerne le cadre institutionnel de gestion des financements REDD. Greenpeace REDD en RDC : Menace ou Solution ? Doc .PDF

Le REDD+ ?

Un système qui risque d’être détourné de ses finalités à savoir : la forêt en RDC, un bien commun à l’Humanité, certes, mais appartenant en premier à la population congolaise et, la réduction de l’empreinte carbone…

2016. Le système mis en place pour inciter les industries à réduire leurs émissions de CO2 via les « quotas carbone », est dévoyé de sa finalité car polluer devient rentable !

Le grand bluff des multinationales. Cela se passe en Europe et sans doute ailleurs, alors en RDC, en l’état des mentalités politiques, de la faiblesse de l’Etat devenu une mafia nationalisée et des gestionnaires REDD+ RDC, le système sera détourné, s’il ne l’est pas déjà, de sa finalité à savoir la forêt, un bien commun au service d’abord de sa population…

Le REDD est dénoncé quand à son principe même :

Difficile à mettre en œuvre vu la taille des concessions, la complexité des dossiers à monter par les petits exploitants, sans qu’il ne « profite » qu’aux grands propriétaires fonciers,

Absurde quand déjà les parcs nationaux peinent à préserver leur propre forêt, quand la priorité est donnée à « l’industrialisation » de l’agriculture au profit des multinationales, oh combien destructrice d’emploi et de la biodiversité, productrice d’émission carbone et d’aliments poisons, à faible rendement fiscal ou propice à évasion,

Et surtout, débile quand depuis les temps anciens, les pratiques de l’agroforesterie et de l’agroécologie sont LA solution à haut rendement d’emploi, de conservation des sols, de la forêt, de multifonctionnalité, de la biodiversité, en un mot, de qualité de vie dont l’accès à une alimentation saine ! 

Lire l’article L’agroforesterie progresse dans le monde

L’agroécologie, le grand absent du projet REDD

Et donc le ministère de l’agriculture ? Absent lui-aussi…
L’agroforesterie est citée dans les textes : l’agriculture familiale et l’agroécologie sont-ils intégrés au projet REDD ? Naïve question, ces deux concepts de l’agriculture durable ne sont déjà pas repris comme activité à part entière sur le site du MINAGRIalors que l’agro-industrie y est en « bonne » place.

Lire : L’agroécologie : le future audacieux de l’Afrique

Lisez la suite pour comprendre que le REDD avec la complexité de son mécanisme, risque d’être une nouvelle arnaque de l’oligarchie politique et de ses collabos nationaux et internationaux.

Banque mondiale 2012 Résilience d’un géant africain – La gestion des ressources naturelles pour une croissance durable Extraits :

La RDC est également signataire de plusieurs conventions internationales et traités régionaux visant à promouvoir la conservation et l’utilisation durable des ressources forestières. La RDC est membre de la Commission des Forêts d’Afrique centrale (COMIFAC) et du Partenariat pour les Forêts du Bassin du Congo (PFBC – CBPF). En août 2002, le gouvernement adopta un nouveau code forestier qui fut revu en 2005 et publié en 2011.

La Constitution de la RDC oblige l’Etat Congolais à protéger l’environnement (article 53) et renvoie au domaine de la loi la détermination du régime de la protection de l’environnement et du tourisme (article 123, point 15). Le Groupe d’Etudes Environnementales du Congo (GEEC) est créé en 2006 par arrêté. (Ndr Il dépend du MECNDD Organigramme 2013). GEEC dispose des prérogatives de traiter et d’analyser les aspects environnementaux et sociaux des projets effectués sur tout le territoire, indifféremment du domaine d’activités (forestiers, agricoles, routiers, pétroliers). GEEC Arrêté ministériel n°044/CAB/MIN/ECN-EF/2006

Ce dispositif ne s’applique pas au secteur minier, ayant des dispositions spécifiques en vertu du nouveau code minier de 2002, relatif à la protection de l’environnement, mais qui peinent également à être appliqué.

En 2012 En dépit de la promulgation de la nouvelle loi cadre sur l’environnement, l’évaluation environnementale des projets de développement, d’infrastructures, d’exploitation de toute unité industrielle, commerciale, agricole, forestière, minière ou autre, de nombreux progrès restent à faire. Le pays reste encore dépourvu de normes contraignantes et d’indicateurs spécifiques pour assurer le suivi environnemental et social des investissements, de sauvegarde des écosystèmes et de réparations écologiques et sociales. Banque mondiale 2012 Résilience d’un géant africain – La gestion des ressources naturelles pour une croissance durable


Le Fonds Forestier national

Un autre « machin » inefficace ?



Le Fonds Forestier National – RDC, établissement public créé en 2002, rattaché au MECNDD, a « comme mission d’assurer le financement des opérations de reboisement et d’aménagement forestier et de toute opération de nature à contribuer à la reconstitution du capital forestier. Il finance en outre les missions de contrôle et de suivi de la réalisation des susdites opérations.

Ses objectifs consistent à contribuer par le financement des opérations de conservation, de reconstitution du capital forestier à l’effort national de gestion durable des ressources forestières et de réduction de la pauvreté ainsi qu’à l’effort mondial de lutte contre le changement climatique résultant de la déforestation et de la dégradation des terres forestières. »

Dépliant Fr du FFN Doc .PDF

Janvier 2016. Selon le Fonds Forestier National – Quelques chiffres qui doivent nous inquiéter :  plus de 90% de la population congolaise recourt au bois-énergie pour compenser le faible taux d’accès à l’électricité. Cette situation n’est pas sans conséquence sur les écosystèmes forestiers : la collecte de bois-énergie est responsable à hauteur de 20% de la déforestation en RDC / 70 millions de mètres  cube de bois consommés chaque année / Environ 400 milles hectares du couvert forestier perdu chaque année

Avec l’appui technique et financier de l’Organisation Néerlandaise de Développement SNV, le FFN et le Gouvernement Provincial de la Ville Province de Kinshasa viennent d’activer la taxe d’abattage sur le bois de chauffe et de carbonisation consommé dans la ville de Kinshasa. Taxe Makala

Cap vers une production durable de bois-énergie en RD Congo … le Fonds Forestier National est dans une vision de produire durablement le bois-énergie pour approvisionner les grands centres urbains.

Curieux choix tout de même que de développer la filière « bois-énergie » productrice de CO2 ! D’autant qu’il est permis de douter de la capacité du FFN à soutenir le reboisement et en plus, pour un objectif en contradiction avec le REDD+ ! Ah oui, les barrages hydroélectriques sont régulièrement en panne, la distribution d’électricité est vétuste, les sources d’énergie alternatives sont totalement absentes (sauf l’alimentation par groupe électrogène, pas très écologique tout ça et exportatrice de devises !) Qui a dit « Révolution de la modernité » ?

Par ailleurs, FNN et GEEC sont repris dans l’organigramme du MECNDD, question : double emploi, chevauchement de compétences, double taxations, compétition entre services ?

RDC : concrètement depuis 1992, 1977, 1985, 2002, 2009, 2012, 2015 ?

Si vous allez sur le site web FFN, le peu d’informations et de reportages concrets sur ses réalisations, présentées de manière structurée, incite à penser que cet établissement public est largement déficient dans sa mission et ses objectifs. (Capture écran 160728) La page Facebook du FFN est active mais sans contenu de valeur.

Le PFBC Partenariat pour les Forêts du Bassin du Congo (une autre organisation de la nébuleuse Forêt) annonce une nouvelle version du site du Ministère de l’Environnement, Conservation de la nature et Développement durable. Quelle bonne nouvelle ! Oh, naïveté : il est à l’image d’un pays délabré… Vous avez dit, révolution de la modernité ?


Ministère de l’Environnement, Conservation de la nature et Développement durable

De l’accès à l’information documentaire ? Rien, nada, hakuna kitu, ou vraiment si peu !

Ah, si, une affiche sur la journée de l’arbre du 05 décembre 2013 ! (Consultation du 26/07/2016)

Quel est l’engagement réel de la RDC à promouvoir ses actions de manière transparente ?

Quelle est la crédibilité des pouvoirs en place ?

Autre question naïve !

Où sont passés les millions « Dons de la coopération internationale » censés soutenir le MECNDD pour la réalisation de ses missions décrites au point 12 de l’ordonnance N°08/074 du 24/12/2008 ?

  • Exécution des politiques nationales de gestion durable de l’environnement et de la préservation de la biodiversité et des écosystèmes;
  • Élaboration des plans de mise en œuvre desdites politiques, leur suivi et évaluation;
  • Gestion durable des forêts, des ressources en eau, des ressources fauniques et de l’environnement;
  • Gestion des établissements humains;
  • Évaluation et suivi des études environnementales et sociales de tout projet susceptible de porter atteinte à l’environnement;
  • Réglementation de toutes les activités susceptibles de porter atteinte à l’environnement, à la biodiversité et aux écosystèmes ainsi qu’à la salubrité des milieux;
  • Élaboration et mise en application des normes relatives à l’assainissement des milieux;
  • Création et aménagement des zones vertes et parcs d’attraction;
  • Elaboration des normes relatives au respect de l’environnement dans les secteurs mines, carrières et hydrocarbures;
  • Réglementation de la chasse et de la pêche;
  • Protection de la faune et de la flore;
  • Promotion et coordination de toutes les activités relatives à la gestion durable de l’environnement, des ressources forestières, fauniques et aquatiques, et à la conservation de la nature;
  • Suivi et audits environnementaux des établissements publics et des entreprises privées ainsi que des organisations non gouvernementales œuvrant dans les secteurs de l’environnement, conservation de la nature et tourisme;
  • Détermination et gestion des écosystèmes;
  • Gestion des services environnementaux;
  • Création des aires protégées autres que les réserves naturelles intégrales et propositions de création de ces dernières;
  • Gestion des aires protégées;
  • Création et gestion des stations de capture de la faune sauvage;
  • Elaboration, vulgarisation et gestion des programmes d’éducation environnementale.

Suite à l’ordonnance N°08/074 du 24/12/2008, 16 ans après le Sommet de la Terre (1992) et 8 ans plus tard, en 2016, qu’en-est-il ? C’est impressionnant le nombre d’associations, d’organisations intéressées par la question de la forêt : comment avec tout ce beau monde, gérer la cohérence, l’efficacité, l’économie de moyens, la transparence, etc. ? Liste non exhaustive !

BM Banque mondiale – CAFI Central African Forest Initiative / Initiative Forêts en Afrique centrale – CARPE Central Africa Regional Program for the Environment – CI Conservation International – COMIFAC Commission des Forêts d’Afrique Centrale – CIFOR Center for International Forestry Research – CIRAD Bois et forêts des tropiques – FAO Evaluations des Ressources Forestières mondiales / Global Forest Resources Assessments FRA – FAO Forestry Department – FSC Forest Stewardship Council – FCPF Forest Carbon Partnership Facility – Greenpeace – Global Forest Watch – Le hub des solutions climat – NEPAD – OFAC Observatoire des Forêts d’Afrique Centrale – OSFAC Observatoire Satellital des Forêts d’Afrique Centrale – PFBC CBFP – Partenariat pour les Forêts du Bassin du Congo –RAPAC Réseau des aires protégées d’Afrique Centrale – RDC CRSN Centre de Recherche en Sciences naturelles – RDC ERAIFT Ecole Régionale d’Aménagement intégré des forêts et du territoire – RDC FFN Fonds Forestier National – RDC ICCN Institut Congolais pour la Conservation de la Nature – RDC ISDR Institut Supérieur de Développement Rural – RDC MECNDD Ministère de l’Environnement, Conservation de la Nature et Développement Durable – RDC SNSF Système national de surveillance des forêts – UICN Union internationale pour la conservation de la nature – UN CCNUCC Convention Cadre des Nations Unies sur les changements climatiques – UN Collaborative Partnership on Forests – UN Forum on Forests – UN UNFCCC Framework Convention on Climate Change – UN PNUD REDD+ – UN PNUE  Programme des Nations Unies pour l’Environnement – UN REDD PROGRAME RDC – UNESCO Parc National du Kahuzi Biega – Union Africaine – Union Européenne – WWF


Les organisations liées à l’Atlas forestier mis en place par Global Forest Watch :

Le SNSF du MECNDD est quant à lui, financé par l’UN-REDD, mis en place par la FAO, INPE Brésil avec l’appui technique et de données de l’USAID, CARPE, UMD, OSFAC, WRI, Greenpeace international, UCL, WWF, OFAC ! Le Service National de Surveillance des Forêts de la RDC ne semble plus fonctionner depuis fin 2010 : dépenses inutiles ?

Et à propos du site Web des ministères concernés, essentiel comme centre de ressources pour tout le pays, c’est comme si, il était impossible aujourd’hui de trouver des webmasters et des journalistes congolais(e)s compétents dans ce domaine. Vraiment ? Et puis, cela se forme.

Et dire que suite à la COP21, des pays européens sont prêts à financer un programme de plus de 1 milliards de dollars sollicité par la RDC ! Voir plus loin…

Selon les enjeux politiques et économiques (plus rarement sociaux et environnementaux), les accords signés sont classés dans un ordre d’exécution contradictoire avec l’importance relevée au sein des assises qui les ont générés. Au nom de la « souveraineté » politique, chacun établi ses priorités en dépit des traités et accords internationaux signés.

Le développement économique basé sur le capitalisme délirant du « toujours plus et moins cher » ne résout pas la question du respect des droits fondamentaux de tout être humain.

La mondialisation au profit des transnationales et des banques, la soumission des responsables politiques à la finance internationale, leurs manques de vision porteuse de sens et d’organisation concertée du bien commun, illustre une hypocrisie quant à la réelle volonté des parties prenantes à protéger la Terre et donc, l’Humanité…


Pourtant, la terre nourricière avec ses ressources naturelles demeure le patrimoine commun à préserver.

Le concours de chaque nation pour protéger et mettre en valeur ses richesses, est important.

Stabilisateurs des sols et du climat, régulateurs des cours d’eau, dispensateurs d’ombrage et d’abris ainsi que d’un habitat pour les pollinisateurs et les ennemis naturels des ravageurs d’importance agricole, les forêts et les arbres sous-tendent la durabilité de l’agriculture.

Source appréciable de nourriture, d’énergie et de revenu, ils contribuent également à la sécurité alimentaire de centaines de millions de personnes.

L’agriculture demeure cependant le principal moteur de la déforestation dans le monde, et les politiques agricoles, forestières et foncières sont souvent en conflit les unes avec les autres.

Tout est dit dans cette vidéo dont les 8 points sur lesquels il est nécessaire d’agir.

Enfin presque, car les tensions entre le modèle économique centré sur l’Homme, la collectivité et son environnement et celui, centré sur le profit, l’argent pour l’argent, sont absents du discours, comme si l’éducation au respect et à l’économie centrée sur l’Homme, allait de soi !

Un défi majeur, car le modèle économique actuel de la RDC est celui de l’argent pour l’argent…

Vidéo FAO – 2016 – Situation des forêts 2016

FAO Situation des forêts du monde 2016 : les forêts et l’agriculture – défis et opportunités de l’utilisation des terres

Une nouvelle étude de la FAO identifie plus de 20 pays qui ont réussi à maintenir ou accroître les zones forestières et à améliorer la sécurité alimentaire par rapport à 1990. La vidéo montre les méthodes de succès au Costa Rica, au Vietnam et en Gambie.

L’agriculture reste la principale motivation de la déforestation globale : l’agriculture commerciale à grande échelle et l’agriculture de subsistance sont aujourd’hui responsables de 73 % de la déforestation dans les zones tropicales et subtropicales.

Il est toutefois possible, à certaines conditions, de pratiquer l’agriculture durable et la sécurité alimentaire tout en endiguant la déforestation.

Tout le Monde est concerné …

Du Nord au Sud, de l’Ouest à l’Est, riches ou pauvres quant aux problèmes liés au changement climatique, à la pollution, à l’effritement de la couche d’ozone, à la pollution des océans et la destruction des forêts, à l’agriculture intensive et ses produits poisons, etc.

Les vents se fichent des frontières administratives pour porter au loin quantité de poisons…


Les forêts du Bassin du Congo   /   Forêts et changements climatiques 2015

… Il s’est avéré utile dans le cadre de la tenue de la 21e Conférence des Parties à la Convention à Paris (décembre 2015), de faire le point sur cette double problématique « forêts et changements climatiques » en Afrique centrale.

Rapport (Doc .PDF) produit par la Commission des Forêts d’Afrique centrale – COMIFAC avec l’appui de ses partenaires

Revenons un instant à la COP21 qui s’est tenue fin 2015 et à l’impact pour la RDC. Pour mémoire, COP = Conference of the Parties et 21 pour 21ème conférence… Le mot « Parties » est une référence aux 196 signataires de la Convention cadre des Nations Unies sur le changement climatique. Cette convention cadre est entrée en vigueur en 1994, deux ans après le « Sommet de la Terre» tenu à Rio de Janeiro au Brésil.

La Conférence des Parties en son Projet de décision CP21 (doc en PDF) considère que les changements climatiques sont un sujet de préoccupation pour l’humanité tout entière : les Parties devraient, lorsqu’elles prennent des mesures pour faire face à ces changements, respecter, promouvoir et prendre en considération leurs obligations respectives concernant les droits de l’homme, le droit à la santé, les droits des peuples autochtones, des communautés locales, des migrants, des enfants, des personnes handicapées et des personnes en situation vulnérable, et le droit au développement, ainsi que l’égalité des sexes, l’autonomisation des femmes et l’équité entre les générations, …

Tous les Etats sont concernés, mêmes ceux qui ont des tendances à exploiter, plutôt, détruire les forêts avec les moyens colossaux mis en œuvre par les multinationales qu’ils soutiennent comme cela se passe par exemple aux Etats Unis avec l’exploitation du gaz de schiste, et particulièrement au Canada : Depuis 2000, le Canada est le numéro un dans le monde, pour la perte en superficie de forêts primaires.

Au statut déclaré par le gouvernement canadien de paradis judiciaire pour ses multinationales minières (60 % des sociétés minières du monde sont canadiennes), s’ajoute une autre image noire à travers le monde de sa politique environnementale : le Canada est leader aujourd’hui au niveau mondial de la dégradation des forêts intactes, selon une étude de Forest Watch.

Plus d’un cinquième de cette dégradation, 21,4 pour cent, ont eu lieu au Canada suivi par la Russie, 20,4 % des forêts vierges endommagées ou détruites, et un peu plus de 14% de la forêt amazonienne du Brésil…

Comme au Congo, « il n’y a pas de volonté politique au niveau fédéral ou provincial pour la conservation des forêts primaires » selon Peter Lee de Global Forest Watch Canada. « L’exploitation forestière au Canada se réalise encore majoritairement dans les forêts vierges. » Canada leads world in forest decline

Pourtant, les forêts dégradées résistent moins bien aux impacts du changement climatique (sécheresse, incendie) que les forêts intactes, accentuant ainsi le cycle de leur dégradation. WWF Restaurer les forêts


20 juillet 2016. UNEP : L’extraction mondiale de matières premières a triplé ces quarante dernières années, contribuant à l’intensification du changement climatique et de la pollution de l’air. 

Télécharger le rapport, en anglais, ici


Il est assez étonnant de découvrir sur l’Atlas forestier géré par Global Forest Watch et le Ministère de l’Environnement, Conservation de la Nature et Développement Durable, des « Zones d’exploitation minière » référencés : Twangiza Mining, Sakima, Société Olive, La Terre compagny, Congo ECO-project, Techno Build sur une aire protégée qu’est le Parc National du Kahuzi Biega !

MOABI DRC – Open source maps

UNESCO qui attribue au parc le titre de patrimoine mondial, est très diplomatique quand elle décrit les enjeux de sa gestion et les insuffisances en termes de ressources financières et humaines : « Un autre enjeu clé de la gestion est celui du contrôle du braconnage et de l’exploitation minière artisanale dans les anciens sites d’extraction. » Les entreprises minières avec permis « légal » d’exploitation ne sont pas mentionnées par UNESCO ? Curieux, cet « oubli » !

La RDC, c’est une constitution, des lois, des codes, des édits, en veux-tu en voilà ! 

Il serait plus que nécessaire de réviser et d’harmoniser ces textes entre eux.

Le REDD+, intègre-t-il tous ces textes dans son programme, exige-t-il des bénéficiaires le respect de leurs propres lois et codes ?

Un code forestier en 2002 (certes publié en 2011 !), une loi sur le régime foncier 1980, un code agricole 2011, un code minier 2002, une constitution en 2006 (Article 53 : Toute personne a droit à un environnement sain et propice à son épanouissement intégral. Elle a le devoir de le défendre. L’Etat veille à la protection de l’environnement et à la santé des populations), non ?

Allo ? Il y a quelqu’un ? Un ministre ? Un président ? Un fonctionnaire, pour faire respecter la chose ?

Voir RDC – Constitutions – Lois – Codes



Pourquoi l’homme est-il aujourd’hui considéré comme le principale responsable du changement climatique en marche ?

Quel est exactement son impact sur les processus naturels qui régissent la planète ? Hausse des températures, élévation du niveau de la mer, acidification des océans… quelles conséquences auront concrètement ces évolutions sur notre environnement ?

Explications et enjeux en moins de quatre minutes.


COP21 : Objectif des 2°C – Le résultat de la contribution des Etats dont celui de la RDC

 Un nouvel effet d’annonce ? Un parfait exemple de « all hat and no cattle » !

Formidable, le FFN s’est en plus engagé à restaurer 7 millions d’hectare de forêt à l’horizon 2030, sur ses propres moyens, enfin, sur base de taxes ! Mais comment a-t-il pu évaluer cette surface à restaurer et avec quels moyens ? Extraordinaire !

La gestion durable des forêts apparaît comme une priorité. Beaucoup de pays forestiers ont prévu d’enrayer – voire inverser – les tendances de déforestation. Le Mexique s’est ainsi fixé un objectif de 0 % déforestation d’ici 2030, et le Brésil veut mettre fin à la déforestation illégale à cette date ; la République démocratique du Congo prévoit de planter environ 3 millions d’hectares de forêt au plus tard en 2025 ; le Cambodge entend recouvrir son territoire de forêts à 60 % d’ici 2030.

Quelques faits inquiétants…

Les financements
Il n’y a pas d’annonce de révision des budgets nationaux et provinciaux en lien avec les engagements de la RDC. Peu de monde s’étonne d’ailleurs de la mascarade des budgets successifs… Tous les financements proviendront de « l’aide extérieure ». Voir RDC – Le budget 2016, une mascarade

Haut-Katanga : Mgr Muteba accuse des sujets chinois d’exploitation illicite du bois rouge – 160312
Des sujets chinois, soutenus par des gens qu’ils ne citent pas, sont en train de couper les bois rouges systématiquement. Ils utilisent de jeunes gens désœuvrés et transportent jusqu’à cinq camions de bois par jour. Ils les transportent jusqu’ici à Lubumbashi dans un lieu bien connu et après ils les transportent jusqu’en Tanzanie », a dénoncé Mgr Fulgence Muteba.

Mgr Fulgence Muteba dénonce l’impunité qui entoure ce trafic : la population congolaise doit vivre de ses ressources naturelles. Et ce bois est très précieux. On ne peut pas l’exploiter comme ça. La lutte contre le réchauffement climatique et celle contre l’impunité, le pillage des ressources naturelles doit commencer aujourd’hui.

Greenpeace épingle la Chine dans l’exploitation illégale de bois du Congo – RFI 160505 Aucun autre pays au monde n’importe autant de bois que la Chine, des pays formant le bassin du Congo (Républiques du Cameroun, Centrafricaine, du Congo, du Gabon, de Guinée Equatoriale, RD Congo). 75% de la production africaine part dans les usines de l’Empire du Milieu. La Chine joue un rôle majeur dans l’exploitation illégale des forêts.

160301 La RDC menace d’ouvrir la deuxième plus grande forêt tropicale du monde à de nouveaux exploitants industriels. Greenpeace : Cette nouvelle arrive alors que la Norvège, la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni et l’Union européenne envisagent d’appuyer un plan d’un milliard de dollars proposé par le gouvernement congolais pour protéger les forêts du pays, lesquelles couvrent une superficie de 1,55 million de kilomètres carrés.

À l’heure où la communauté mondiale collabore à la protection des dernières forêts tropicales de la planète, qui constituent une ligne de défense vitale contre le changement climatique, le gouvernement de la RDC semble remettre en question ses engagements pris à Paris pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.

160712 Comment la RDC a secrètement violé son propre moratoire sur l’attribution de nouvelles concessions forestières 

Une enquête de Greenpeace Afrique révèle que le gouvernement congolais a accordé en 2015 trois concessions d’une surface totale de 650.000 ha à la Société la Millénaire Forestière SARL (SOMIFOR) dans les provinces de l’Equateur et de la Tshuapa, ainsi qu’à la société la Forestière pour le Développement du Congo SARL (FODECO) dans la province de la Tshopo, violant ainsi le moratoire qu’il a lui-même mis en place en 2002 sur l’attribution de nouveaux titres d’exploitation forestière.

Télécharger le rapport – PDF

La gestion du Fonds REDD+

Novembre 2012. En fait, ce n’est pas le FFN, division du MECNDD qui aura la charge de gérer le REDD+ mais le FONAREDD budgétisé à plus d’1 milliard $, sous la présidence MINFIN et la vice-présidence MECNDD du Comité de pilotage FNREDD+DRC, avec l’appui du PNUD qui à travers son MPTF (allez je vous le dit : MPTF pour Multi-Partner Trust Fund Office) fournira des services de gestion fiduciaire et développera les capacités de la partie nationale en gestion, sur base des recommandations de l’étude FCPF !

Il y a aussi le CAFI qui utilise le même MPTF pour gérer 200 M$ promis par lui en vue de financer le PIREDD+ dont 190 M$ au travers du FONAREDD et, puis le PIF à hauteur de 60 M$ financés par la BAD et la BM !

Attendez, ce n’est pas fini ! Dans le cadre du PIF, le budget de mise en œuvre du CGES est de 590.000$ sur un budget global PACDF estimé à 6 M$ ! BM 151217 Projet d’Appui aux Communautés Dépendantes de la Forêt en RDC

Et bien d’autres projets dans le cadre du REDD …

Le Fonds National REDD+ de la République Démocratique du Congo est l’outil de mise en œuvre et le véhicule financier de la Stratégie nationale REDD+, validée en 2012. Il s’est doté en 2013 d’un Plan d’Investissement REDD+ qui fixe le cadre programmatique des interventions et a été actualisé en 2015 pour couvrir la période 2016-2020 pour un montant total estimé à de plus de 1 milliard de dollars USD. L’ambition est de stabiliser la déforestation et la dégradation forestière à l’horizon de 2030 en RDC.

Le Gouvernement de la RD Congo a signé le 22 avril 2016 une lettre d’intention (LOI) avec l’Initiative pour les Forêts de l’Afrique Centrale, qui réunit les principaux bailleurs de fonds impliqués en Afrique Centrale. CAFI s’engage à appuyer à hauteur de 200 M USD la mise en œuvre du Plan d’Investissement REDD+ de la RDC dont 190 M USD seront canalisés au travers du Fonds National REDD+ (FONAREDD) de la RDC. 160627 PNUD / UNDP Procurement notices Fonds National REDD+

Une liste des acronymes ? Cliquez sur Sources – Acronymes !

Le budget global du Plan d’Investissement REDD+ de la RDC, s’élève à 1,04 milliard $, dont 60 M$ financés par le Programme d’Investissement pour la Forêt et 200 M$ financés par CAFI. FONAREDD 160602 AMI 02 CAFI Programme Gestion Durable de l’Agriculture et de l’Elevage

Pour suivre la situation financière du REDD+ et ce qui est engagé pour la RDC, cliquez sur MPTF Multi-Partner Trust Fund Office – UN REDD Programme Fund – Fonds d’affectation (presque en temps réel).

Le budget national de la RDC du programme REDD+ est de 7.383.200 US$ sur un total financé par UN-REDD de US$ 8.801.054 – UN-REDD Programme Fund Report 2015 Page 29 Doc .PDF C’est loin du milliard de $ sollicité par le gouvernement !

Il n’est pas donné à tout le monde d’avoir une vision claire et globale de tous ces programmes et financements avec une multitude invraisemblable de services comme cela semble être le cas pour ONU-REDD et pour les ministères de la RDC. Rompu depuis toujours au climat de corruption de la RDC (comment fait-il pour y résister ?), le PNUD a la tâche d’accompagner les services congolais concernés à la gestion du projet : il est l’expert en complexité ! Mais, qui a dit : efficacité, transparence, participation des citoyens à la compréhension des enjeux, cadre logique, etc. ?

Vu l’état de l’Etat de la RDC et la situation déplorable de ses établissements publics en particulier du Fonds Forestier National, du Ministère de l’agriculture Pêche et élevage, du Secrétariat de l’Agriculture, pêche et élevage, du Secrétariat du développement rural, du Ministère des Finances, des Provinces, quelle sera sa capacité à gérer de manière crédible un fond de 1 milliard de dollars, sollicité par la RDC avec l’aide du PNUD et de ses stakeholders ?

Comment les pays donateurs comptent-ils faire pour justifier auprès de ses citoyens, la libération d’un tel fond alors que l’Etat congolais et les Provinces sont pour la plupart dans l’incapacité de gérer un projet de manière crédible ?

Comment la population congolaise va-t-elle comprendre qu’à nouveau, d’énormes sommes d’argent vont être mises en oeuvre sans résultat concret pour leur quotidien ?

Outre les faiblesses de l’Etat de la RDC, le pays est connu pour son taux de corruption élevé. Transparency International lui attribue en 2015, l’index de 147ème / 166. Les organisations de l’ONU font régulièrement mention de ce « risque » inscrit aux cadres logiques des projets en RDC ; le REDD+ en est conscient : UN-REDD Rapport Final Atelier Analyse des Risques de corruption REDD en RDC 130308 / UN-REDD Programme Gouvernance et lutte anticorruption dans le processus REDD en RDC 121010

Intéressant à lire, redécouvrir, un rappel de ce qui est dénoncé depuis des décennies en RDC. Ensuite ? Ensuite, tout continue comme si, le Président, le Premier ministre, son gouvernement, les députés nationaux, les gouverneurs, les députés provinciaux, les hauts fonctionnaires de l’Etat avaient réellement la volonté de rétablir l’ordre ! Rappelez-vous le discours de Mr Kabila, le 6 décembre 2006 : La fin de la récréation !

En 2012, la Banque mondiale relevait ce que les Congolais connaissent depuis leur naissance : Les institutions publiques qui supervisent les secteurs des ressources naturelles pâtissent, comme l’ensemble des institutions de la RDC, de problèmes de capacités. Ainsi, les directions administratives en charge du suivi du secteur minier artisanal n’ont que peu de moyens à leur disposition pour accomplir leur mandat. Les institutions sensées gérer les dimensions environnementales et sociales des contrats liés à l’exploitation des ressources naturelles tardent à se mettre en place, et celles qui existent ont souvent des moyens limités. … Banque Mondiale 2012 Résilience d’un géant africain – La gestion des ressources naturelles pour une croissance durable

En même temps, c’est culotté de la part de la Banque mondiale de faire le constat de l’incapacité de l’Etat à assurer ses missions, alors qu’elle finance en connaissance de cause des projets bidons, incohérents, voire néfastes pour l’avenir du pays et du Monde, géré par ce même état dont elle dénonce l’inconsistance et qu’elle n’assiste que peu dans son effort de rétablissement ! A lire : RDC – PAI – Les complices – Banque mondiale / RD Congo, le pays de tous les possibles

Il est donc à craindre que l’application des engagements de la RDC ne se traduise toujours pas en actes concrets sur le terrain, vérifiables, dans la pérennité et la cohérence entre les engagements et leurs applications.


Passer de 37°C à 39°C, ça s’appelle la fièvre non ?

50 secondes pour comprendre pourquoi il est important de stabiliser le réchauffement climatique à 2 degrés.

L’information et de l’éducation à l’environnement en RDC ?

Il y a une énorme carence en information et éducation à l’environnement, au développement durable, à l’écologie, etc.

Qui en RDC jusqu’au fin fond de sa forêt, connaît les enjeux de la protection des forêts sous l’angle REDD+, sous les angles des codes et autres lois de la RDC ?

Alors que les ministères de la RDC concernés par le problème, les organisations internationales impliquées en RDC dont l’UN-REDD Programme, rappellent dans tous leurs documents d’engagement, l’importance de la sensibilisation et de la communication, 


3TAMIS à Bukavu – Sud-Kivu, centre de production et d’animation par la vidéo pour l’éducation à la citoyenneté est en attente de commandes… 

Pourtant, le centre a montré sa compétence dans le domaine de l’éducation par l’image utilisant toutes les formes d’expression (cinéma, fiction, théâtre, chant, rencontre et conférence, etc.) adaptés à la culture locale.

COP21 & Cie : de beaux discours à nouveau sans suite ?

Lire la suite : 3TAMIS, un soutien aux enjeux du changement climatique

Franck Mweze – 3TAMIS / Thierry Carton

A suivre…

  • Après COP21, la COP22 : quels engagements concrets du gouvernement de la RDC ?
  • Sources

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    Dossier à lire à plusieurs niveaux :
    > Chronologie des engagements (!) de la RDC à propos de l’environnement – Loi, code, décret, édit, tous les textes existent et…
    > Organisation de l’administration et incapacité à mettre ces textes en oeuvre
    > Sous-financement des services et des projets
    > Irresponsabilité des politiques du plus haut niveau au plus bas de la hiérarchie des pouvoirs
    > Incohérence entre le discours et l’acte ; tromperie permanente dans les faits
    > Hypocrisie des « parties prenantes » nouveau terme pour désigner les partenaires financiers, institutionnels et experts / Acte les manquements du gouvernement et de son administration mais continue « comme si »…
    > Le REDD, un machin, bazar, coûteux en mise en oeuvre et gestion / une voie royale, pardon, présidentielle pour permettre aux riches de s’enrichir / un choix idiot du point de vue développement durable qui pourrait être résolu par le renforcement de l’agriculture paysanne – familiale et écologique utilisant l’agroforesterie et le développement de villes vertes / le grand absent : le ministère de l’Agriculture !
    > Rappel de l’enjeu de l’agroécologie
    > Carence de l’information : voir la faiblesse des contenus web des ministères de la RDC, des organisations traitant du sujet
    > Carence à l’éducation au respect des Hommes et de son environnement
    > Non utilisation des ressources locales en matière d’éducation à la citoyenneté par l’image, comme 3TAMIS à Bukavu

    Il contient quantité de liens permettant le suivi du REDD, son financement et ses dépenses ; dans les grandes lignes car trouver une information détaillée, organisée, relève du miracle. Rappel : mes dossiers sont évolutifs. Bonne lecture !

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